Au galop, les mots!

Par où commencer? Ce projet pour des élèves en difficulté, ce projet dans lequel je m’investis comme jamais, que j’argumente, que je défends, que je nourris dans mes nuits blanches.

Et, en même temps, la découverte. Pour de vrai, enfin. Je pénètre avec ferveur dans un monde étrange, que j’ai vu seulement dans les rêves, des fois. Un petit verre d’Amaretto, un livre de Garcin dévoré. Mazeppa, Bartabas, Géricault. L’image, les mots. Un rêve d’enfant, quand je regardais avec émotion ce petit hippodrome dans ma petite ville, mon endroit favori de promenade dans les soirées de solitude. Le rêve d’un galop à travers la forêt, d’un poulain à peine né, d’un grand champ loin du monde, de grands sabots dans l’herbe. La douceur d’Orgebray, son calme, sa beauté. 

A présent, je ne monte plus. Déjà l’année dernière c’était limite… Plus de temps, plus d’argent. Et la passion naissante… une quête d’amour en réalité. J’écris sur les chevaux, les collègues me disent que mon projet est extraordinaire, je n’ai aucun mérite, j’ai juste mises en forme des idées aux quelles j’adhère. Les autres les ont déjà écrites. J’écris sur les chevaux, je lis sur les chevaux, et je suis loin d’eux, je ne les vois pas, je ne les touche pas, je ne les connais pas. Seulement je rêve… 

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